Abstrait.

Abstrait.
Un vric à vrac de mots. Je tente de me délier la langue aussi bien que je possible. J'écris pour me Taire.


Instant -

<< 93 MILLION MILES flotte dans ma tête, mes pieds qui longent le chemin de fer et les bâtiments désaffectés, le vent qui s'immisce dans mes cheveux, mes mains dans les poches de Cette veste en cuir. Puis mes pieds qui dérivent vers Cet endroit, mais des petits hommes vert m'y interdissent l'accès, l'accès de Mon endroit ... éc½urant, éprouvant. Envie d'une cigarette. Portée par le vent. Il fait jour et gris. N'en peux plus de Cette Distance. Où va ma vie ...>>




# Posté le jeudi 04 juin 2009 16:49

17.17

17.17
<< Aujourd'hui c'était Eux et moi sur l'autoroute, je divaguais encore et toujours comme chaque fois que je ne conduit pas, le regard perdu, perdu jusqu'à ce qu'il trouve un repère, qu'il s'accroche à quelque chose.

La plaque d'immatriculation de la voiture qui nous double.

Je ne faisais pas vraiment attention,ni a ce que je pressent, ni a ce qu'il y a autour. J'ai levé les yeux vers la dite voiture. C'était une Audi. Une marque abonner à mes yeux en ce moment ...
Celle là, c'était une R8 ... une R8 ... comme la tienne, la même ... inutile de préciser que même sans espoir que ce sois toi, j'ai baissé les yeux une deuxième fois vers la plaque.

Allemande ... Ta plaque ... Non ... Je ne la connaissais pas par c½ur après tout ... Et Toi ici c'était -juste- impossible ... Non ... Et puis ... Mon C½ur s'accélère ... Et si peut être ...

« Papa, papa, est ce que tu peux doubler la voiture devant s'il te plait?
- Pourquoi? »

//Pourquoi ? Je sais pas papa. Papa, papa mon c½ur me dis que c'est Lui dans cette voiture. Papa, papa c'est pourtant Improbable. Papa mon c½ur s'emballe, Papa ça fait tellement longtemps que je veux revoir son visage, Papa j'ai besoin de Lui ... Papa je crois qu'il va pas bien, Papa je meurs de le voir, mais je crois que ce n'est pas une bonne idée, Papa je ne veux pas le mettre à bout, Papa j'étouffe d'attendre mais je respire de Lui, Papa, promis, pour Lui je resterai sage, Papa je veux être là pour Lui, Papa j'ai BESOIN de Lui, Papa je l' ... //

« Papa s'il te plait, il faut vraiment que je vérifie un truc, s'il te plait ...
- Je roule déjà trop vite!
(soupire) Papa, s'il te plait papa c'est ... important ... - vitale - »

Il déboite ...

Je tourne mon regard, le ventre crispait dans l'attente de la déception imminente ... Mon regard accroche une silhouette, ta silhouette. Celle-là même qui se dessine derrière la vitre. Aucun doute possible, aucun doute envisageable.
C'est Toi.
Pourquoi ici, pourquoi maintenant ... Je m'en fou, je m'en fou. Là, Tout de suite, Maintenant, Une Seule chose compte, Tu es Là ... Devant Moi ...
Il n'y aura, ni regard, ni parole, Mais Tu es Là ...

Ça fait mal de se dire ça, car avec toi ça n'est jamais assez. J'en suis même déjà à réfléchir à un quelconque moyen de te stopper, pour pouvoir te parler, pour avoir ton regard sur moi...
J'y ai pensé j'admets. J'y ai pensé à Hurler si fort à mon père de freiner, il aurai été si surpris par mon crie qu'il l'aurai fait, sans réfléchir. Et toi, toi tu n'aurais pas le temps de réagir, que tu emboutirais notre voiture. Mais, être la cause de l'accident te concernant me répugne. Mais j'y ai pensé. Un peu trop fort peut être ...

Je te regarde, retournée, la tête dans les coudes, derrière nous au travers de la vitre fumer. Je ne vois que ton visage, ton visage blaser de rouler à 110, ta tête contre ta main, ton coude sur le rebord de la portière. Puis, ton visage se crispe, tes deux mains s'accroche au volant, ton expression et totalement éveiller, je n'arrive pas a définir si c'est de la stupéfaction de la concentration ou de la peur, tu freine, on me tire vers l'avant, tu freine fort, on me force a me retourner, la voiture pile, s'arrête, ma bouche est fermée, on nous heurte, je me retourne. Tu a freiné ... mais pas assez ... ton regard se lève, comme à la rencontre du mien, pourtant je sais que tu ne le vois pas. Ton pare-chocs vient d'embrasser l'arrière de notre voiture ...
Tu rejette ta tête en arrière, comme complètement épuisé ...

À moi d'avoir peur ...
ça va pour Toi?
Je cogite à 300 à l'heure, tu est en France, tu ne parle pas bien le français, tu dois te demander sur qui tu vas tomber, si quelqu'un va te reconnaître ... et puis surtout ... comme si tu avais besoin de ça en ce moment ...


« Papa? Pourquoi t'as freiné? »- C'est de ma faute? Je suis pourtant sûre de n'avoir rien dis -
La réponse je ne l'écoute qu'a moitié, je n'en retiens juste que ce n'est pas ma faute ...


« Papa, je crois que tu vas avoir besoin de moi pour le constat.

Papa le gars derrière, c'est un ... allemand. »

Je suis un peu perdu, je sais même pas si je devrais faire ce que je fais, si c'est correcte ... je jette un regard à mon frère, perdu ... il sait, il l'a reconnu ... il me sourit, m'encourage ...
J'ouvre ma portière, je descends, rejoins mon père au dehors, examine les dégâts ... c'est relativement infime, mais assez pour marquer ...

Il sort ... Enfin ... De toute sa hauteur, ses vêtements ondulant selon le mouvement de son corps, Cette démarche propre à Lui ...
J'ai peur ... Peur de sa réaction ... Peur de lui faire peur ... Il semble prendre sur lui; Il nous regarde, doit juger pour sa sécurité je suppose ...

« Bonjour. commence mon père.
-Bonjour. il enlève ses lunettes, nous regarde tour à tour, je soutient celui qu'il me porte, ma peau frémissant, mais le regard neutre, lutant ... il observe les voitures, grimace et déclare hésitant, je suis d'Allemagne, c'est peut être difficile ...
- je ne sais pas comment ça se passe, mais il faut peut être remplir les constats dans les deux langues ... »

Il n'a pas l'air de saisir, fronce les sourcils ...
Mon père se tourne vers moi ...

Je réfléchis à traduire au mieux, dans le vocabulaire que je connais ce que viens de dire mon père. Ni plus, ni moins.

J'ouvre à peine la bouche pour commencer ma phrase en allemand que son visage se ferme, son regard s'emplit de méfiance et ses traits se crispe.

Éc½uré ... je suis éc½uré qu'il en soit là ... aussi méfiant ...

Je reste neutre, après tout ce n'est en aucun cas sa faute ...
Je continue ma phrase, qui j'espère est compréhensive sans, je le sais bien être parfaite ... Il se concentre sur se que je dis, je me détends peu à peu l'observant malgré tout, tentant au mieux de le mettre à l'aise avec mon attitude relativement posé, je ne laisse paraître aucun signe qui pourrai démontrer que je sais qui il est ...
Je ne peux cependant m'empêcher de bloquer sur la feuille qu'il me tend lorsque en haut à gauche, de Son écriture, il y est écrit « Mr Kaulitz Toma ». Il le voit, je le sens, il guettais même surement ma réaction ...
J'inspire doucement, aussi discrètement que possible puis tend la feuille à mon père et lui explique ce qu'il doit remplir et où.
Apparemment notre pseudo échange silencieux à échapper à mon père, j'ai pourtant la sensation d'avoir bloquer une éternité ...

Il sait que je sais. Je sais qu'il sait que je sais.

Je fais l'interprète au mieux, dans la mesure de mes moyens ... J'aide l'un et l'autre avec les constats dans les deux langues ... Ils se mettent d'accords assez rapidement. L'affaire faite, chacun repars de son côté, mon père déjà dans la voiture, lui la portière ouverte, moi la main sur la poignée ...

//Ally, ... tu fais quoi Ally? ... Ally le laisse pas partir comme ça ... Je veux pas tout gâcher en parlant maintenant ... comme une fan ... Ally, ... Ally parle lui comme à Lui ...//

« Tom ... »

Son prénom résonne encore dans mes oreilles, d'une voix rauque, réalisant a peine que je viens de m'adresser a lui de façon maintenant personnelle ...

Je vois ses épaules s'affaisser, comme si, vaincu, fatigué d'entendre son nom et certains qu'il n'aller pas s'en rechaper sans devoir quelque chose ... Encore une fois ...

Ce que je ne voulais pas ...

J'ai déjà ce goût amère de l'avoir prononcer, regrette ...

Il se retourne pourtant, ses yeux toujours nu, dépourvu de ses lunettes de soleil ... Ses yeux noisettes de nouveaux méfiant à souhait ...

Je ne sais quel expression il déchiffra sur mon visage, pourtant il l'observa longtemps, sourcil froncer, cherchant surement ce qui l'attendait ...

« WAS? »

Sec et lasse.

Ce fut le seul mot qui traversa ses lèvres.

J'inspire ...

« Bonne chance pour les stalkers, j'espère de tout c½ur que ça s'arrangera pour toi ... pour vous. Je lève ma main et lui montre mes doigts croisés, avec un sourire timide, crispé.

- Danke. »

Un sourire sincère se dessine sur ses lèvres, accrochant mon regard, le laissant s'égarer sur sa bouche étirée, échangeant un dernier sourire, un dernier regard, je m'arrache à ses yeux, monte dans la voiture referme ma portière, la voiture démarre, je me refuse un regard en arrière ... >>


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Bien à Vous,
Ally.

# Posté le jeudi 04 juin 2009 16:57

History

History
<< Fond du wagon, rangé de gauche, dos aux rails, côté fenêtre, elle.

Elle, qui pianote sur son ordinateur l'histoire d'un jour.

Dehors il neige, Indochine rythme son souffle, ses ongles peint en rouge, mais pour des raisons différentes de celles d'autrefois.

Elle renonce, en ce jour, à prêter attention à ses tourments, à ses angoisses ...
Elle profite de l'air pure de ses dernières minutes.

Bientôt, la neige fondra sous la chaleur des flammes. L'air sera carbonisé.
Elle, finira asphyxié, avant même de sentir les flammes lécher son corps.

Ses parents identifieront son corps, grâce à la gourmette qu'elle à fait graver ... << TK - Whatsisname >>

La seule chose qu'il restera d'elle, la seule chose qui n'aura pas périt : Lui. >>

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Bien à Vous,
Ally.

# Posté le jeudi 04 juin 2009 17:00

Talk.

Talk.

<< Mon regard perdu au fond de ses yeux, je colle lentement mon corps au sien.
Dans la pénombre de la chambre, je ne distingue que ses formes, à peine ses traits.

Ce soir se sera Lent, Douloureux, à ma façon ...

J'attrape son T-Shirt, me presse contre son torse, dépose mes lèvres au coin de sa bouche. Ses lèvres frémissent, ses yeux se ferment, mais il reste de marbre.
J'embrasse l'arrête de sa mâchoire, descend vers son cou, il tourne la tête, facilitant mon passage ... Je remonte vers son oreille, me hissant sur la pointe des pieds, accentuant la pression de mon corps sur le sien. Tandis que je mordille son lobe, je sens son corps se crisper et un soupir s'échapper. Ses mains se posent sur mes hanches et me retrouve dos au mur ... pas ce soir. Ce soir c'est Moi. Je le repousse gentiment, capture ses lèvres et le mène vers le lit. Lui assit, ses mains reposant sur mes jambes entremêlées aux siennes, il taquine de sa bouche mon cou. J'entrepris de retirer sa casquette, son bandeau ... j'achève ... passe ma main sous son menton pour mettre fin à ses baisers, m'abaisse pour embrasser sa bouche, mordille sa lèvre inférieur, ma langue jouant de son percing, je glisse mes doigts frais sous son T-Shirt, remonte le long le son dos brûlant, le fait passer au dessus de sa tête et le jette à nos pieds. J'admire un instant son torse dénudé, habillement sculpté, sublimement hâlé ... relève mon regard vers ses yeux bruns brillant de désir, à l'instant où ses doigts légèrement calleux s'immiscent sous mon pull, pour espérer lui infliger le même sort. Je stop son mouvement de ma main, remontant d'une caresse au creux de son épaule et d'une infime pression l'amène à se coucher.
Laissant peser mon bassin sur le sien, je fis courir ma langue le long de sa gorge, laquelle s'offrait volontiers à moi. Je parcours son torse de ma bouche, traçant ce chemin laborieux et sans fin. Embrassant, embrasant chaque partie de sa peau. Je pressais son téton droit de mes lèvres, roulant sa peau entre mes dents le forçant à gémir, frémir ... Je jouais de mes mains, mes ongles rougissant sa peau.
J'arrivais à sa ceinture, laissant ma bouche, ma langue frôler cette frontière.
Prenant mon temps, accroissant son supplice.
'Tire sèchement sur son baggy, lui arrachant un gémissement rauque, embrassant sa virilité à travers le tissu de son sous vêtement. La bosse qu'il trahissait révélant l'envie de moi qu'il avait.
De mon doigt j'y traçais une ligne, il se cabre, m'invitant à continuer mes caresses.

Manipulant, Contrôlant son désir.

Mes baisers dérivèrent sur l'intérieur de sa cuisse gauche.

Son corps résistant à peine au supplice que je lui imposais, se battait entre deux mondes.


Je tombais les dernières barrières me séparant de lui, déposant ses mains sur ma poitrine, m'offrant entièrement à ses caresses tandis que de mes mains, je le guidait en moi. Hoquetant de plaisir, m'offrant à l'absolue, mes va et vient se firent plus rapide, plus pressant.

Atteindre l'endroit où il se trouvait.

Montant toujours plus haut, ensemble ...

Agrippant mes mains, enlaçant nos doigts, il se libère au moment au j'atteins moi-même l'orgasme.

Un désir à se détruire.


Dans un dernier effort, je capture ses lèvres rougis par nos baisers, nichant ma tête dans son cou, ses bras m'enlaçant, et sans même prendre la peine de se retirer, nous nous endormîmes ...

Nous n'étions qu'un ...

Le seul à m'assouvir ...

Le seul à me détruire. >>




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Sur son conseil, je publie donc ....
Bien à Vous,
Ally.

# Posté le jeudi 04 juin 2009 17:06